| Rencontre avec Christian Moser |
| Écrit par Point dans le dos | |||
![]() Comme vous l'aurez déjà constaté, votre site préféré possède une rubrique «Moser's show», l'idée de nommer cette rubrique ainsi est venue de l'instigateur des très célèbre "Echos des talus" publiés les mardis dans le QJ lorsque la saison footballistique bat son plein. Cette personne est bien entendu Christian Moser célèbre journaliste sportif du «Démo». Nous lui avons demandé ses impressions sur quelques sujets touchants bien sûr au ballon rond qu'il affectionne tant. Notre invité s'est livré à une interview sans détours ni langue de bois, jugez plutôt :
Christian, quelles sont vos convictions sur l’avenir du football ? Pour ou contre la vidéo ? Et pour l’arbitrage à cinq ? Vaste sujet! Il y a 30 ans, j’écrivais déjà que le foot était en danger. Trop de fric, un foot trop défensif donc sans spectacle, des entraîneurs et dirigeants bafouant allègrement l’esprit du jeu. Depuis lors, il y a eu l’apparition des hooligans et aussi la prolifération des matches avec les nouvelles formules des coupes d’Europe. J’étais sûr et certain que le trop plein serait rapidement atteint, et pourtant ça marche toujours! Il faut croire que ce sport a un pouvoir de séduction qui nous échappe. Peut-être pour sa simplicité, après tout, et par le fait qu’il est le sport du peuple! Pour ces deux raisons, je pense, disons j’espère que le foot a encore de très beaux jours devant lui. A condition qu’il reste en main des footeux et non des marchands du temple ou autres «inventeurs» de nouvelles règles... Cela dit, je suis toujours favorable à un amaigrissement des compétitions au plus haut niveau. 40 matches par saison, ça me parait physiquement raisonnable, si vous voyez ce que je veux dire... La vidéo? J’étais un farouche opposant jusqu’au jour où Thierry Henry a eu la main baladeuse. Sur le coup, j’aurais dit oui aux caméras. Ca m’a sérieusement, très sérieusement remué même pendant 15 jours. Le temps aidant, j’essaie de me persuader que c’était un match comme un autre. Autoriser la vidéo seulement sur les buts pour contrôler si oui ou non ils sont valables? OK. C’est une option à laquelle je pourrais adhérer parce je ne veux plus voir une équipe de braves Irlandais exclue de la Coupe du monde sur une tricherie! Mais est-ce qu’on contrôle après coup si le coup-franc qui a donné le but était vraiment un coup-franc? Et la personne qui aura charge d’étudier la vidéo, si elle a encore un doute, on fait quoi? Je ne dis donc plus franchement non à la vidéo mais j’y vois toujours deux dangers. Que le foot devienne trop haché (à quand la pub pendant le visionnement?) et que notre sport soit coupé en deux. Les petites ligues, les juniors, n’auront plus les mêmes «privilèges» que les grands. Je crains que la famille du foot éclate. Allez diriger les matches sur nos talus sans votre camera et votre écran... L’arbitrage à cinq? Je ne l’ai pas encore assez suivi pour me faire une idée précise. Un jour à la TV, j’ai vu un homme en noir prévu derrière le but carrément se promener dans le terrain. On n’est pas loin de la foire de Chaindon, magnifique par ailleurs. Pour l’instant, je n’ai qu’un souhait: que les deux préposés derrière la ligne de fond sanctionnent tous les tirages de maillot d’un penalty, pas seulement ceux qui les arrangent! Le parcours de la «Nati» a été plutôt atypique avec une défaite à domicile contre le Luxembourg et 6 points engrangés contre la Grèce. Quelle est votre analyse du jeu médiocre présenté mais au final une qualification ? Le coup du Luxembourg, Ottmar Hitzfeld n’y était pas totalement étranger. Au lendemain du match en Israël, il décide de supprimer un demi-défensif et de mettre un offensif de plus. Et le fait savoir haut et fort via la presse. Le message était clair: on va les manger tout cru. On a vu le résultat... Il n’en fallait guère plus pour que nos champions soient devenus champions du monde avant l’heure. Le résultat a aussi fait que le chef est revenu à un peu moins d’arrogance mais surtout au sérieux qui a fait sa légende et lui ont donné les résultats qu’on sait. La Suisse d’Hitzfeld, tout le monde l’a vu et le journaliste doit aussi s’y faire, c’est d’abord l’efficacité. Les résultats sont là, on doit aussi rappeler que malgré nos années d’or, un pays comme le nôtre ne va pas forcément chaque coup en Coupe du monde. On ira avec les qualités qu’on a, rigueur, volonté, discipline, et le dernier cri: l’impact physique. Ce n'est pas toujours l’allégresse pour le plumitif quand il faut pondre un jus mais c’est comme ça. Et je compte bien sur l’Espagne et le Chili pour tirer les Helvètes vers le haut! « J'attends avec impatience de voir évoluer les sélections M-8 et M-6,5 ! »
Pourquoi un jeu si pauvre? On peut avancer quelques raisons. Parce qu’on se sent plus à l’aise, sans doute, dans la peau de celui qui empêche de jouer plutôt que de celui qui joue. Triste à pleurer, mais c’est comme ça aussi. Parce que la Suisse la joue moins technique avec Hitzfeld qu’avec Köbi. L’impact, ah, l’impact... Parce que l’on s’appuie sur nos schémas, répétés jusqu’à plus soif, et parce que nos joueurs, il fait le dire, manquent tout simplement de créativité. Est-ce qu’Hitzfeld ferait jouer les créateurs s’il en trouvait? Pas encore sûr, mais certain qu’ils ne sont pas légion. L’Allemand a bâti son image sur la rigueur et l’efficacité, j’ai rarement sauté du fauteuil en suivant le Borussia ou le Bayern. A la base, le problème est là: on forme beaucoup de bons joueurs dans le pays que nous aimons, mais des joueurs appliqués, basiques et peu inventifs. Pourquoi? Parce qu’on leur fait réciter des gammes dès qu’ils mettent les souliers de foot! Après les M 13 puis les M 12, j’attends avec impatience les M 8 et les M 6,5. Le drame: c’est la disparition quasi définitive du football de rue. Il y aurait bien un moyen de remplacer: c’est d’offrir aux gosses qui vont à l’entraînement ce qu’ils auraient trouvé dans la cour d’école: des matches et encore des matches. Mais allez faire comprendre à nos entraîneurs qu’ils ont fait les diplômes pour «juste» laisser les enfants jouer, vous n’y pensez pas! Ils sont là pour mettre en place des schémas, des théories, des «jeux» qui n’ont souvent ni queue ni tête alors que rien ne ressemblera jamais plus à un match qu’un match! Bon, vous avez compris le message? Alors je vous glisse en conclusion la question qui me turlupine depuis quelques années: est-ce qu’on ne devrait pas tout simplement supprimer les sections juniors? J’ai beau chercher: c’est la seule solution pour que les gosses retournent à la rue et que leurs entraîneurs retournent au football. Quel est votre point de vue sur le très controversé Raymond Domenech. Est-il l’homme de la situation pour emmener notre voisin au titre mondial ? Dès que Raymond-la-science - du théatre aujourd’hui, du matraquage hier - a été nommé sélectionneur des Coqs, j’ai su à quoi m’en tenir. Le bonhomme n’a absolument rien à faire du spectacle et du jeu. Avec lui, c’est le culte de la victoire et rien d’autre. J’ai eu la «chance», via la TV, de suivre Domenech quand il était le latéral droit de l’équipe de France. C’était Berti Vogts puissance dix. Un pittbull n’épargnant rien du tout aux pauvres ailiers gauches du continent... Il en a mordu, des mollets! Des tendres et des pas mûrs. Il n’en a pas lâché un! Comment ce roi du marquage à la culotte, ce symbole de l’antijeu s’y est-il pris pour entrer dans les cadres bien vus et bien pensants de la Fédération française de football? Peut-être parce que la Fédération prône les mêmes idées que lui... On peut glisser ici qu’Aimé Jaquet est devenu un - heureux - champion du monde en 1998: but en or de Laurent Blanc contre le Paraguay en 8e de finale, dernier penalty italien manqué en quart de finale, doublé insolite de Lilian Thuram en demi-finale et Ronaldo qui se trompe de piqûre avant la finale, ça fait tout de même beaucoup! Jaquet n’était pas non plus le prince des esthètes. A l’Euro 1996, les Coqs criaient déjà la misère et avant le Mondial, le journal L’Equipe réclamait la tête de Jaquet que la France du foot ne supportait plus. Comme quoi... La France deviendra peut-être championne du monde en Afrique du Sud. La manière, Raymond s’en moquera comme de ses premières godasses. Le site du FC Courtételle et le QJ pourront gueuler tant qu’ils veulent, il ne va pas changer son style pour autant. ll s’en fout de l’image. Pourvu qu’on parle de la sienne. Il a des dons de prestidigitateur. Il lui en faudra pour faire une équipe avec le fantôme que j’ai vu à l’oeuvre contre l’Eire au Stade de France. Comment les deux musclés qui ont «joué» en demi-défensifs ce soir-là ont-ils fait pour entrer en équipe de France? Encore un grand mystère. Mais ne vous faites pas de souci. Raymond le mystificateur veille sur la patrie. Il «maîtrise»... La vraie équipe de France, le label France qui reste, alignait Tigana, Giresse, Platini et Genghini à mi-terrain. Quatre artistes extraordinaires. Et pas grands. Fluets, même. Mais ça respirait le foot, pas le toc. Quel regard portez-vous sur les violences hors et dans les stades suisses? Quel moyen voyez-vous pour diminuer ces actes de banditisme ? Pour diminuer la violence dans les stades, il faut déjà - primo - que les acteurs du foot la jouent plus paisiblement! L’exemple doit venir de là. Quand un Bernard Challandes s’excite comme un beau diable et prend un ticket pour la tribune tous les cinq matches, on ne peut pas exiger du public qu’il reste calme! Idem dans les propos des joueurs ou dirigeants qui parlent trop souvent en termes belliqueux: «Le football, c’est la guerre», «je veux des hommes qui montrent les dents», «on n’a pas le droit à l’erreur.» Si, justement, on l’a! La responsabilité des journalistes est énorme et je plaide aussi coupable ici. On peut toujours faire mieux et plus paisible! Il y a trois mots que je refuse d‘utiliser et qu’on nous sert à toutes les sauces: «Tuer le match». Alors là, c’est l’horreur. Quand un entraîneur régional emploie cette expression dans Le Quotidien jurassien, c’est qu’il a bien de la chance que je n’étais pas au journal ce soir-là, parce que je l’aurais sabré propre en ordre! « Comment diminuer la violence dans les stades ? Il faudrait d'abord que l'exemple vienne des acteurs du football ; des joueurs, entraîneurs et autres dirigeants… »
Maintenant, quand on voit ce qui se passe à Zurich, à Bâle ou à Berne, on doit bien se dire qu’il y a sans doute autre chose que le discours des footballeurs pour mettre à ce point le feu. Tout cela fait peur mais je n’ai hélas aucune recette miracle pour combattre le fléau. Si je l’avais, nos lecteurs seraient déjà au courant. Les Anglais semblent avoir réussi en partie à stopper le hooliganisme. Je dis bien en partie, parce que j’ai eu «l’honneur» de suivre un Galatasaray-Arsenal en finale UEFA de Copenhague, il y a environ sept ans, qui a débouché sur une bataille de rue aux couteaux en pleine ville l’après-midi. Là, t’as intérêt à courir vite. Au moins les fans anglais, après la défaite, 1-0 si je me souviens bien, ont perdu tout appétit guerrier. Non, franchement, à part une répression de tous les instants, des interdictions de stade et des amendes très salées, je ne vois pas ce qui peut stopper les «footeurs de merde», si j’ose. Et encore, quand on veut vraiment semer le bordel, le foot reste le meilleur moyen... puisque c’est le plus suivi et le plus apprécié des spectacles. Si vous étiez sélectionneur jurassien, composez-nous votre «onze» idéal de joueurs ayant évolué aux SRD ? Je vous donne une équipe formée de joueurs que j’ai suivis en tant que chroniqueur, soit depuis l’année de la promotion en LNB. Avant, je faisais un match ou l’autre mais ce sont mes amis Jean-Pierre Molliet puis Antonio Rodriguez qui officiaient à la plume. Au but donc: David Inguscio pour sa longévité. Derrière de droite à gauche: Francis Froidevaux, Jean-Marie Conz, Ion Olaru, Harlington Shereni. Au milieu: Sandor Sallai, Arjan Peco et Istvan Varga. Avec ces trois-là, j’écrase techniquement la «Nati» à tous les coups. Et devant de droite à gauche: Aimé Koudou, Adam N’Dlovu et Gabor Poloskei. Koudou était un diamant brut, une classe qui n’avait d’égale que sa fragilité, malheureusement. J’ai dû laisser d’autres perles sur le banc et ça me fait mal au coeur. Je pense à Fabrice Borer, qui est vite parti, à Umberto Romano, Lulzim Hushi, Alain Renzi, Johnson Bwalya , Doc Bui et Miroslav Vukic, entre autres, mais ils ne sont pas loin! Une rubrique inspirée de l’écho des talus vous est dédiée sur le site du FC Courtételle (ndlr: Moser’show). Tolérez-vous cette «ironie» ? Bien sûr! Si on ne peut plus rigoler ou se moquer la moindre autour d’un terrain de foot, autant ranger les souliers. C’est malheureux, mais les gens sont devenus tellement susceptibles, on ne peut bientôt plus rien écrire. J’en prends plein la patate régulièrement, alors ne vous gênez pas. Je soupçonne d’ailleurs votre excellent directeur technique d’être à la base de cette appellation. Le lundi, avant de pondre les talus, j’essaie de faire un mini-tour des sites jurassiens, mais c’est rapé d’avance et je n’ai pas toujours le temps. Il y aurait trop à lire. Alors svp, si vous avez du croustillant, mettez-moi un mail. Je ne dis pas que je ferai suivre, mais ça peut servir. Vous faites du bon boulot à Courtételle, et je vous envie, les webmasters. Vous êtes moins stressés qu’un plumitif qui bosse au quotidien. Quand je dis que j’en prends tout le temps, ce n’est pas d’aujourd’hui d’ailleurs. Savez-vous d’où m’est venue l’idée de nommer la rubrique du QJ «L’écho des talus»? De mes années - magnifiques - passées au FC Lamboing. Le kop du club était juché sur un talus que vous gagnerez à connaître. Et notre kop à nous, nous l’appellions tout simplement «le talus». A chaque passe ou tir raté, tout le talus râlait. Et à l’époque, ça faisait du bruit! Je les entends encore... et je n’en suis pas mort. Les sommes astronomiques versées pour l’achat de joueurs vous font-elles tourner la tête ? Quand on en a l’occasion, et vous m’en donnez une, il faut le dire: c’est clair, le commerce du foot est devenu totalement indécent. Le Real n’a fait que dépasser des bornes déjà scandaleuses atteintes par tous les grands pays du foot. Et même les autres. Les gens comme vous et moi aimons toujours notre jeu, mais une partie du public s’en détache malheureusement pour cette raison. Je ne peux rien y faire non plus, sinon le dénoncer. Le pire, c’est quand les coaches ou présidents des toutes grandes équipes viennent nous dire qu’ils ont joué le trouillomètre à zéro «parce qu’il y avait trop de pression sur ce match.» Alors qu’on a à faire à 22 joueurs qui sont tous multimillionnaires avant le coup d’envoi. Je ne supporte plus. « Je n'arrive pas à comprendre les joueurs des petites ligues que seul l'argent guide dans leur choix de club ! »
Avec le temps, et le métier qu’on prend, on doit s’y faire aussi et je ne m’étonne hélas plus de rien, même dans le foot jurassien. Même si je peine à comprendre les joueurs qui suivent le mouvement du porte-monnaie et qui, souvent, passent à côté de belles saisons de plaisir là où il y a du jeu. Je vous raconte une anecdote. Quand je suis venu de Lamboing jouer avec Delémont II, la fameuse bande d’Alain Vuillaume, en 1983, les dirigeants du Plateau de Diesse ont décrété que les SRD devaient débourser 500 francs pour un prêt d’une saison. C’était le tarif d’après eux pour la 2e ligue. Exclu de faire des sous sur mon dos! J’ai menacé d’arrêter le foot et j’allais le faire quand ils m’ont finalement libéré. J’ai donc signé aux SRD pour un café crème que m’a payé le président Pierre-Alain Brosy le jour de la signature. On a fait une saison de rêve. On s’était même payé le luxe de laisser quatre points (deux défaites) à Courtételle. Mais ça n’a pas suffi pour sauver les «verts». Demandez au « Rossi », il s’en souvient... Dernière question: qui gagnera la Coupe du monde 2010 ? La Ligue des champions 2010 ? L’Europa League 2010 ? Et qui sera champion de Suisse 2010 ? Pour le Mondial, j’espère vivement que ce sera la Suisse! Pour la simple raison que, si tout se passe bien, je devrais être accrédité pour l’Afrique du Sud pour les journaux romands. Alors tant que la Suisse sera là-bas, je serai tranquille pour les transports, les hôtels, la sécurité: l’ASF s’occupe de tout! Plus sérieusement, j’aimerais d’abord que le vainqueur joue au foot! J’attends quelque chose de bien d’équipes comme l’Espagne, le Chili, la Serbie, pourquoi pas le Mexique. J’aimerais vraiment qu’une nation africaine aille au bout. La Côte d’Ivoire ayant de nouveau eu la grande poisse au tirage au sort, je ne vois plus que le Ghana, qui me paraît le plus solide et qui avait été éblouissant au Weltmeisterschaft. Le Ghana champion du monde, allons-y ! Cela ne me déplairait pas non plus que l’Algérie fasse un bon parcours, car elle avait été volée comme au coin du bois par l’Allemagne et l’Autriche à son dernier passage, en 1982 en Espagne. Sans doute le plus grand scandale de la Coupe du monde. Pour la Ligue des champions, j’espère de nouveau le «Barça», meilleur gage de spectacle. Tentons le Bayern en finale. Pour l’Europa League, je n’ai pas les affiches en tête mais une équipe de l’Est m’irait très bien. Pour le titre national, je vous donne les Young Boys qui ont creusé un bel écart. Il semble que Bâle se soit bien remis au football avec Torsten Fink, mais sa défense bat de l’aile. Allons-y pour les Bernois, dont l’entraîneur Petkovic m’avait déjà convaincu avec Bellinzone. Ils jouent généralement «positif» mais j’avoue que le foot synthétique n’est pas ma tasse de thé. Je plaide pour qu’on revienne illico à l’herbette! Pendant qu’on est aux pronostics, je vois bien le FC Courtételle en 2e ligue inter, vu la place supplémentaire accordée à la région Berne-Jura, même si je sens déjà les cheveux gris de vos dirigeants. Mais refuser une promotion, c’est déjà une forme d’anti-sportivité. Et au niveau du site, vous avez déjà le niveau. Alors… Un grand merci à Christian Moser pour sa disponibilité et sa franchise !
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